« Les
jeux autour du monde »
« La formule 1 »
« La Chine »
« Les jeux vidéo »
« La Guerre de Cent ans »
« L'Egypte antique »
« Les 5 sens »
« La paix commence entre
nous »
« Le journalisme »
« Le moulin »
«
Les jeux autour du monde »
Une école en discrimination
positive propose à deux classes des projets
personnels autour du thème des jeux. En guise d’introduction,
chacun des 35 enfants, représentant 16 nationalité (25%
de primo-arrivants) présente à l’assemblée
(en français) un jeu de son pays. On se rend compte
que les petits chevaux, par exemple, existent tant en Pologne
qu’au Maroc, qu’en Belgique, avec quelques
variantes. Les deux classes visitent le musée du
jouet et se rendent dans une ludothèque nouvellement
ouverte dans le quartier. Pour la fête de l’école,
chaque enfant fabrique un jeu. 25 jeux de société sont
rassemblés pour une exposition, 10 jeux de foires
forment autant de stands gérés par les élèves.
Sur la base des règles de jeu qu’ils ont imaginées,
les élèves proposent aux instituteurs de
rédiger une charte de bonne conduite pour la cour
de récréation. « Au début, nous
avons lancé le projet, mais il nous a échappé.
Maintenant, ce sont les
enfants qui le gèrent.
Par exemple, le jeudi, je suis assise à mon bureau. Je leur sers juste de guide...
de moteur, nous sommes devenus personnes de référence » (Muriel, institutrice).
« Les jeux autour du monde » est un choix imposé par
l’équipe pédagogique, qui a débouché sur
un travail individuel, d’une durée de 4 mois,
réalisé en classe.
« La
formule 1 »
Renaud, adore la course
automobile. Pour son projet Cap’Ten, il n’hésite
pas un instant : il construira une voiture de course. Il
fait des recherches, se documente. Son papa promet de l’aider à construire
sa voiture, à condition qu’il rassemble tous
les éléments nécessaires… et
qu’il en dessine le plan ! Le jour de la fête
de l’école, Renaud est fier de sa voiture
en carton, aux couleurs de l’école. Elle trône
au milieu de la classe, près de son dossier, à côté d’une
vidéo où il a compilé les meilleurs
moments de la saison de F1. « Je me suis débrouillé pour
faire presque tout mon projet seul. C’était
chouette de travailler avec Papa et Madame Isabelle m’a
beaucoup encouragé ».
« La formule 1 » est un choix
personnel débouchant
sur un projet individuel, étalé sur 4 mois,
réalisé dans et en-dehors de la classe.

« La Chine »
Denis a envie de mieux connaître
la Chine, pays lointain dont il apprécie… la
cuisine. Pendant des semaines, il récolte des informations,
surtout sur le mode de vie des Chinois. Il apprend à cuisiner
les plats qu’il aime, il fabrique un costume. Lors
de sa présentation, il arrive déguisé,
partage avec ses camarades de classe les curiosités
locales qu’il a découvertes et… fait
déguster les plats qu’il a préparés.
« La Chine » est un choix personnel
débouchant
sur un projet individuel, étalé sur 4 mois,
réalisé dans et en-dehors de la classe.
« Les
jeux vidéo »
Julie n’est pas fan de jeux
vidéo, mais elle se rend compte que c’est
un sujet qui passionne tout le monde : les enfants, les
adolescents et les adultes. Son idée est, alors,
d’organiser en classe un débat sur l’influence
des jeux vidéo, après avoir donné un
maximum d’informations scientifiques. Pour cela,
elle mène l’enquête, fait s’exprimer
des tas d’opinions différentes, enregistre
ses interviews, recherche aussi l’histoire des jeux,
les aspects scientifiques, les symboles qui s’y cachent
etc. Elle mène le débat de main de maître,
en reprenant toutes les idées reçues (les « on
dit que… »), en laissant s’exprimer
toutes les opinions et sans jamais prendre position. Son
enseignante nous dit : « C’était
extraordinaire, nous pensions qu’il n’y avait
pas autant à dire
sur le sujet. Son contenu était impressionnant !
Elle avait décoré la classe avec des dizaines
de pochettes de jeux, réalisé toute une mise
en scène, se déguisant en Professeur Van
Blurps et elle est restée tout le temps de l’exposé et
du débat dans la peau de son personnage. Elle est
demeurée neutre et a donné au public le choix
d’avoir sa propre opinion. C’était génial ! »
« Les jeux vidéo » est un
choix personnel débouchant sur un projet individuel, étalé sur
5 mois, réalisé dans et en-dehors de
la classe.

« La Guerre
de Cent ans »
Matthieu est en 6e primaire. Passionné par
les châteaux, la chevalerie, les armures et tutti
quanti, il choisit de développer un projet sur le
thème de la Guerre de 100 ans. Durant ses recherches,
il croise un ferronnier qui lui explique le travail du
métal. Matthieu se passionne pour ce travail manuel,
tant et si bien que le ferronnier lui explique comment
fabriquer un petit canon. Après avoir présenté son
exposé sur la Guerre de 100 ans à sa classe,
Matthieu épate tout le monde à la fête
de l’école en présentant son mini canon
fait maison. Il broie la poudre, explique au public le
danger des boulets et pourquoi il n’en met pas… puis
fait tonner son canon. On en parle encore…
« La Guerre de Cent ans » est un choix personnel,
qui a débouché sur un projet en solo, étalé sur
9 mois, réalisé en classe et en-dehors, avec
le concours d’un « compagnon » (adulte
parrain).
« L'Egypte
antique »
Melvin et Robin ont décidé de
réaliser leur projet Cap’Ten sur le thème
de l’Egypte antique. Robin fait des recherches, rencontre
une égyptologue, apprend beaucoup sur la civilisation égyptienne
de Ramsès II. Il apprend même à écrire
son prénom en hiéroglyphes… Melvin,
quant à lui, décide de réaliser une
maquette du plateau de Gizeh. Après un premier essai,
qu’il juge moyen, il est satisfait du résultat
: le site des pyramides en miniature sur un sol sablé (1m
X 75cm), avec le Sphinx, quelques maisons égyptiennes,
les divinités les plus importantes (et il les connaît
toutes !) et même… le temple d’Abou
Simbel !
« L’Egypte » est un choix personnel
débouchant
sur un projet à deux, étalé sur 6
mois, réalisé dans et en-dehors de la classe.

« Les 5
sens »
Une classe d'élèves de 10-11 ans, en
discrimination positive, décide d’organiser
pour les élèves plus jeunes
une exposition sur les cinq sens. La classe est scindée
en cinq groupes. Chaque groupe se rend à la bibliothèque,
fait des recherches, rend les livres à la bibliothèque,
compose un grand panneau explicatif décoré.
Au final, ce n’est pas une exposition qui est proposée
aux plus jeunes, mais bien une série d’activités
ludiques de découvertes. Sentir sans voir, toucher
les yeux bandés, marcher sur des textures différentes,
goûter le sucré, le salé… les
adeptes de colin-maillard apprécieront. Véritables
petits professeurs, les élèves de cinquième
partagent leurs découvertes et déduisent
des expériences vécues par les plus jeunes
les grands principes des sens.
« Les 5 sens » est un choix imposé,
qui a débouché sur un projet de groupe, étalé sur
3mois, réalisé en classe.
« La paix
commence entre nous »
Une école de Chimay lance un
projet de classe sur le thème « La paix
commence entre nous ». Une classe de sixième
rédige
un journal collectif sur le thème de la non-violence à l’école.
Les recherches sont menées collectivement, mais
chaque élève choisit un point qu’il
souhaite développer en solo. Suite à son
travail, chacun monte une page du journal, en utilisant
l’ordinateur et en laissant libre cours à sa
créativité concernant les illustrations.
« La paix commence entre nous » est un choix
imposé, qui a débouché sur un projet
de classe, décliné de manière individuelle, étalé sur
6 mois, réalisé en classe.

«
Le journalisme »
Le papa de Fiona est journaliste.
Un thème qui l’intéresse suffisamment
pour qu’elle le choisisse comme sujet de son projet
Cap’Ten. Elle l’interroge en profondeur, lit
des livres et fait des recherches sur tous les aspects
de ce métier. Elle parvient à contacter Anne
Delvaux (présentatrice du J.T. sur la RTBF) et à l’interviewer
sur son métier. Elle passe l’interview en
classe durant sa présentation, une présentation
vivante, interactive. Elle organise également la
visite des bâtiments de la RTBF pour toute la classe.
« Le journalisme » est un choix libre,
qui a débouché sur un projet individuel, étalé sur
3 mois, réalisé en classe et en-dehors de
la classe, avec le soutien des parents.
« Le moulin
»
Corentin, 10 ans, a
des difficultés scolaires mais s’est lancé le
défi de présenter à sa classe un moulin
dont histoire est liée à sa famille… Durant
trois mois, il travaille, un peu chaque jour, à percer
les mystères d’un moulin. Les outils le guident
dans ses recherches, ses visites et les mille et une choses à faire
pour avancer, de façon autonome. Il prend des photos,
cherche des explications, pose des questions, rédige
et illustre un dossier…Ensuite, il présente à sa
classe un exposé sur le moulin d’hier et d’aujourd’hui… Il
organise pour ses camarades une visite guidée du
moulin… Ce sera lui, le guide… Enfin, avec
des matériaux de récupération, il
réalise une maquette des bâtiments anciens…
« Le moulin » est un choix personnel dans un
choix limité (les lieux de l’entité),
qui a débouché sur un projet individuel,
réalisé en 3 mois, en dehors de l’école..
